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Vendredi ou la vie sauvage | Ricochet

 

vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré

vendredi ou la vie sauvage (ISBN: ) Tournier Michel Gallimard, collection soleils, dirigee par pierre marchand et jean olivier heron, d apres vendredi ou les limbes du pacifique, illustrations de Georges Lemoine. Vendredi ou la vie sauvage. [Pat York] Tournier,Michel Paris, Gallimard/Flammarion, Vendredi ou la vie sauvage de masiondedesign.cfer. Sommaire. Lectures. lui dit-il, tu veux que tout le monde soit libre à Speranza, et qu’il n’y ait plus d’animaux domestiques. Alors pourquoi retiens-tu Anda près de toi? Il fit plusieurs fois le tour de la carrière où il avait rencontré Vendredi. Fiche pédagogique T E X T E S C L A S S I Q U E S Vendredi ou la vie sauvage Michel Tournier Fiche pédagogique réalisée par Nathalie Rivière, professeure certifiée de lettres modernes au collège Clément-Marot, de Douvres-la-Délivrande (14).


Michel Tournier Vendredi ou la vie sauvage - PDF


À la fin de l après-midi du 29 septembrevendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, À la fin de l après-midi du 29 septembrele ciel noircit tout à coup dans la région de l archipel Juan Fernandez, à six cents kilomètres environ au large des côtes du Chili. L équipage de La Virginie se rassembla sur le pont pour voir les petites flammes qui s allumaient à l extrémité des mâts et des vergues du navire.

C était des feux Saint-Elme, un phénomène dû à l électricité atmosphérique et qui annonce un violent orage. Heureusement, La Virginie sur laquelle voyageait Robinson n avait rien à craindre, même de la plus forte tempête.

C était une galiote hollandaise, un bateau plutôt rond, avec une mâture assez basse, donc lourd et peu rapide, mais d une stabilité extraordinaire par mauvais temps. Aussi le soir, lorsque le capitaine van Deyssel vit un coup de vent faire éclater l une des voiles comme un ballon, il ordonna à ses hommes de replier les autres voiles et de s enfermer avec lui à l intérieur, en attendant que ça se passe. Le seul danger qui était à craindre, c était des récifs ou des bancs de sable, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, mais la carte n indiquait rien de ce genre, et il semblait que La Virginie pouvait fuir sous la tempête pendant des centaines de kilomètres sans rien rencontrer.

Aussi le capitaine et Robinson jouaient-ils aux cartes 4 tranquillement pendant qu au-dehors l ouragan se déchaînait. Robinson avait laissé à York sa femme et ses deux enfants, pour explorer l Amérique du Sud et voir s il ne pourrait pas organiser des échanges commerciaux fructueux entre sa patrie et le Chili.

Quelques semaines plus tôt, La Virginie avait contourné le continent américain en passant bravement le terrible cap Horn, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré. Maintenant, elle remontait vers Valparaiso où Robinson voulait débarquer. Le capitaine le regarda avec vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré petit sourire ironique en caressant son verre de genièvre, son alcool préféré.

Il avait beaucoup plus d expérience que Robinson et se moquait souvent de son impatience de jeune homme. Quand on entreprend un voyage comme celui que vous faites, lui dit-il après avoir tiré une bouffée de sa pipe, on part quand on le veut, mais on arrive quand Dieu le veut. Puis il déboucha un tonnelet de bois où il gardait son tabac, et il y glissa sa longue pipe de porcelaine. Ainsi, expliqua-t-il, elle est à l abri des chocs et elle s imprègne de l odeur mielleuse du tabac.

Il referma son tonnelet à tabac et se laissa aller paresseusement en arrière. Voyez-vous, dit-il, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, l avantage des tempêtes, c est qu elles vous libèrent de tout souci. Contre les éléments déchaînés, il n y a rien à faire. Alors on ne fait rien. On s en remet au destin.

À ce moment-là, le fanal suspendu à une chaîne qui éclairait la cabine accomplit un violent arc de cercle et éclata contre le plafond. Avant que l obscurité totale se fasse, Robinson eut encore le temps de voir le capitaine plonger la tête la première par-dessus la table. Robinson se leva et se dirigea vers la porte.

Un courant d air lui apprit qu il n y avait plus de porte. Ce qu il y avait de plus terrifiant après le tangage et le roulis qui duraient depuis 7 plusieurs jours, c était que le navire ne bougeait plus du tout.

Il devait être bloqué sur un banc de sable ou sur des récifs. Dans la vague lueur de la pleine lune balayée par des nuages, Robinson distingua sur le pont un groupe d hommes qui s efforçaient de mettre à l eau un canot de sauvetage. Il se dirigeait vers eux pour les aider, quand un choc formidable ébranla le navire. Aussitôt après, une vague gigantesque croula sur le pont et balaya tout ce qui s y trouvait, les hommes comme le matériel.

Lorsque Robinson reprit connaissance, 10 11 Lorsque Robinson reprit connaissance, il était couché, la figure dans le sable. Une vague déferla sur la grève mouillée et vint lui lécher les pieds. Il se laissa rouler sur le dos. Des mouettes noires et blanches tournoyaient dans le ciel redevenu bleu après la tempête, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré.

Robinson s assit avec effort et ressentit une vive douleur à l épaule gauche. La plage était jonchée de poissons morts, de coquillages brisés et d algues noires rejetés par les flots. À l ouest, une falaise rocheuse s avançait dans la mer et se prolongeait par une chaîne de récifs.

C était là que se dressait la silhouette de La Virginie avec ses mâts arrachés et ses cordages flottant dans le vent. Robinson se leva et fit quelques pas. Il n était pas blessé, mais son épaule contusionnée continuait à lui faire mal. Comme le soleil commençait à brûler, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, il se fit une sorte de bonnet en roulant de grandes feuilles qui croissaient au bord du rivage. Puis il ramassa une branche pour s en faire une canne et s enfonça dans la forêt.

Les troncs des arbres abattus formaient avec les taillis et les lianes qui pendaient des hautes branches un enchevêtrement difficile à percer, et souvent Robinson devait ramper à quatre pattes pour pouvoir avancer. Il n y avait pas un bruit, et aucun animal ne se montrait. Aussi Robinson fut-il bien étonné en apercevant à une centaine de pas la silhouette d un bouc sauvage au poil très long qui se dressait immobile, et qui paraissait l observer.

Lâchant sa canne trop légère, Robinson ramassa une grosse souche qui pourrait lui servir de massue. Quand il arriva à proximité du bouc, l animal baissa la tête et grogna sourdement. Robinson crut qu il 12 allait foncer sur lui. Il leva sa massue et l abattit de toutes ses forces entre les cornes du bouc. La bête tomba sur les genoux, puis bascula sur le flanc.

Après plusieurs heures de marche laborieuse, Robinson arriva au pied d un massif de rochers entassés en désordre. Il découvrit l entrée d une grotte, ombragée par un cèdre géant ; mais il n y fit que quelques pas, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, parce qu elle était trop profonde pour pouvoir être explorée ce jour-là.

Il préféra escalader les rochers, afin d embrasser une vaste étendue du regard. C est ainsi, debout sur le sommet du plus haut rocher, qu il constata que la mer cernait de tous côtés la terre où il se trouvait et qu aucune trace d habitation n était visible : il était donc sur une île déserte. Il s expliqua ainsi l immobilité du bouc qu il avait assommé. Les animaux sauvages qui n ont jamais vu l homme ne fuient pas à son approche. Au contraire, ils l observent avec curiosité.

Robinson était accablé vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré tristesse et de fatigue. En errant au pied du grand rocher, il découvrit une espèce d ananas sauvage qu il découpa avec son couteau de poche et qu il mangea.

Puis il se glissa sous une pierre et s endormit. Réveillé par les premiers rayons du soleil levant, 14 15 Réveillé par les premiers rayons du soleil levant, Robinson commença à redescendre vers le rivage d où il était parti la veille. Il sautait de rocher en rocher et de tronc en tronc, de talus en talus et de souche en souche, et il y trouvait un certain plaisir parce qu il se sentait frais et dispos après une bonne nuit de sommeil.

En somme sa situation était loin d être désespérée. Certes, cette île était apparemment déserte. Mais cela ne valait-il pas mieux que si elle avait été peuplée de cannibales? En outre elle paraissait assez accueillante avec sa belle plage au nord, des prairies très humides et sans doute marécageuses à l est, sa grande forêt à l ouest, et, en son centre, ce massif rocheux que perçait une grotte mystérieuse et qui offrait un point de vue magnifique sur tout l horizon.

Il en était là de ses réflexions quand il aperçut au milieu de la piste, qu il avait suivie la veille, le cadavre du bouc assommé.

Déjà une demi-douzaine de vautours au cou déplumé et au bec crochu se disputaient la charogne. Robinson les dispersa en faisant tournoyer son bâton au-dessus de sa tête, et les gros oiseaux s envolèrent lourdement l un après l autre en courant sur leurs pattes torses pour décoller.

Puis il chargea sur ses vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré ce qui restait du bouc, et poursuivit plus lentement sa marche vers la plage. Là, il découpa avec son couteau un quartier de viande et le fit rôtir suspendu à trois bâtons noués en trépied au-dessus d un feu de bois. La flamme pétillante le réconforta davantage que la viande coriace et qui sentait le bouc. Il décida d entretenir toujours ce feu pour économiser son briquet à silex et pour attirer l attention de l équipage d un navire qui croiserait éventuellement au 16 large de l île.

Il est vrai que rien ne pouvait mieux alerter des matelots de passage que l épave de La Virginie toujours plantée sur son récif ; d autant plus qu elle pouvait donner l espoir d un riche butin à ceux qui s en empareraient.

Ces armes, ces outils, ces provisions que contenait la cale du navire, Robinson pensait bien qu il faudrait qu il se décide à les sauver avant qu une nouvelle tempête ne les emporte. Mais il espérait toujours n en avoir pas besoin, parce que pensait-il un navire ne tarderait pas à venir le chercher.

Aussi consacrait-il tous ses efforts à installer des signaux sur la plage et sur la falaise. À côté du feu toujours allumé sur la grève, il entassa des fagots de branchages et une quantité de varech grâce auxquels il provoquerait des torrents de fumée si une voile pointait à l horizon. Ensuite, il eut l idée d un mât planté dans le sable, au sommet duquel était posée une perche.

L un des bouts de cette perche touchait au sol. En cas d alerte, Robinson y fixerait un fagot enflammé, et il le ferait monter haut dans le ciel en tirant avec une liane sur l autre bout de la perche. Plus tard, il trouva mieux encore : sur la falaise se dressait un grand arbre mort, un eucalyptus, dont le tronc était creux. Il bourra le tronc de brindilles et de bûchettes qui enflammées transformeraient vite tout l arbre en une immense torche visible à des kilomètres. Le troisième jour, il jeta loin de lui la carcasse du bouc qui commençait à sentir.

Mais il regretta bientôt ce 17 geste, car les vautours qui s en régalèrent ne cessèrent plus désormais de le suivre et de l épier dans l attente de nouvelles aubaines. Parfois, exaspéré, il les bombardait avec des pierres et des bûches.

Alors les sinistres oiseaux s écartaient paresseusement, mais c était pour revenir aussitôt. À la fin, Robinson n en pouvait plus d attendre 19 20 À la fin, Robinson n en pouvait plus d attendre en surveillant l horizon vide. Il décida d entreprendre la construction d un bateau assez important pour rejoindre la côte du Chili.

Pour cela, il lui fallait des outils. Il se résigna donc, malgré sa répugnance, à visiter l épave de La Virginie pour en rapporter tout ce qui lui serait utile. Il réunit avec des lianes une douzaine de rondins en une sorte de radeau, instable certes, mais cependant utilisable à condition qu il n y ait pas de vagues.

Une forte perche lui servit à faire avancer le radeau, car l eau était peu profonde par marée basse jusqu aux premiers rochers sur lesquels il put ensuite prendre appui. Il fit ainsi par deux fois le tour de l épave. Ce qu on pouvait voir de la coque était intact, vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré, et elle devait être plantée sur un récif caché sous l eau.

Si l équipage était resté à l abri de l entrepont, au lieu de s exposer sur le pont balayé par les lames, tout le monde aurait eu peut-être la vie sauve. Le pont était encombré par un tel enchevêtrement de mâts rompus, de vergues et de câbles emmêlés qu il était difficile de se frayer un passage.

Le même désordre régnait dans les soutes, mais l eau n y avait pas pénétré, et Robinson trouva dans des coffres des provisions de biscuits et de viande séchée dont il mangea ce qu il put en l absence de boisson. Certes il y avait aussi des bonbonnes de vin et d alcool, mais Robinson était abstinent, il n vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré jamais goûté à vendredi ou la vie sauvage animaux rencontré boisson alcoolisée, et il entendait bien se tenir à cette résolution.

 

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